
Urtica dioica
Agressivité, volonté, dépassement de soi, purification du sang, fer
L'ortie surprend par ses poils violemment urticants — une manifestation inhabituelle dans le règne végétal. Elle colonise les sols acidifiés et riches en azote, leur soustrayant l'excédent. Sa haute teneur en fer (spécifique de l'hème et du sang) et en chlorophylle (image miroir de l'hémoglobine) est unique dans le monde végétal. Les fleurs se dressent comme de pâles et étroites chenilles le long de la tige — un caractère animal. Plusieurs traits atypiquement animaux se manifestent : une force motrice intérieure orientée vers le mouvement et la transformation.
Agressivité, volonté, dépassement de soi, purification du sang, fer
Force de volonté
L'ortie incarne le côté positif et créateur de l'agressivité : éliminer les obstacles pour que le nouveau puisse naître. Elle brise de manière dynamique les structures figées dans l'âme et le corps et entretient, par sa teneur en fer, une relation spécifique avec le sang. Pour aucune autre plante, le terme de « purification du sang » n'est aussi juste. Elle constitue en outre un excellent remède de base dans le traitement des allergies — réactions immunitaires excessives, signe d'une agressivité mal orientée.
Ortie, Grosse Brennnessel
Les caractères animaux de l'ortie — poils urticants contenant des toxines typiques du règne animal (acétylcholine, sérotonine), fleurs en forme de chenilles, haute teneur en fer et en protéines — renvoient à la volonté et à la force d'affirmation. Le rapport en miroir entre chlorophylle (vert/plante/lumière→substance) et hémoglobine (rouge/animal/substance→chaleur) fonde la relation spécifique avec le sang.
L'ortie est originaire d'Europe, d'Asie du Nord et d'Amérique du Nord. Elle pousse dans les sols riches en nutriments et en azote en bords de chemins, clôtures, zones alluviales et jardins. C'est une plante indicatrice d'accumulation d'azote.
Ceres utilise des feuilles d'ortie issues de cultures biologiques ou de cueillette sauvage. Les feuilles sont récoltées au printemps et au début de l'été — jeunes et juteuses, avant la floraison, à la main (avec des gants de protection).
L'ortie dioïque est l'une des plus anciennes plantes cultivées d'Europe, connue depuis le Néolithique comme plante alimentaire, textile et médicinale. Dans la Grèce et Rome antiques, elle était utilisée comme diurétique et remède pour les plaies. Le frottement délibéré de feuilles d'ortie sur les articulations douloureuses — «urtication» — était connu dans de nombreuses cultures comme remède contre le rhumatisme. Au Moyen Âge, c'était une plante médicinale indispensable de tout jardin monastique.
Traditionnellement, l'ortie était principalement utilisée pour les affections des voies urinaires et rénales comme diurétique et dépuratif. Pour les affections rhumatismales, la goutte et comme dépuratif printanier général, elle était considérée comme précieuse. Les feuilles — riches en fer, vitamine C et chlorophylle — étaient utilisées comme reconstituant en cas d'anémie. Les extraits d'ortie sont encore utilisés aujourd'hui pour la chute de cheveux et comme tonique capillaire.
Dans la sémiologie Ceres, l'ortie représente la force du sang et du fer: la plante qui brûle et protège — les poils urticants comme frontière, le suc riche en fer comme substance intérieure — l'ortie renforce ce qui porte et nourrit.
1. BGA/BfArM (Kommission E). Monographie: Urticae herba (Brennnesselkraut); Urticae folium (Brennnesselblätter). Bundesanzeiger 76, (1987).
2. Wichtl, M. et al. Teedrogen und Phytopharmaka. (Wissenschaftliche Verlagsgesellschaft GmbH, Stuttgart, Deutschland, 1997).
3. Madaus, G. MADAUS LEHRBUCH DER BIOLOGISCHEN HEILMITTEL BAND 1-11. (mediamed Verlag, Ravensburg, 1990).
4. Committee on Herbal Medicinal Products (HMPC). Community herbal monograph on Urtica dioica L. and Urtica urens L., herba. EMEA/ HMPC/170261/2006 (2008).
5. BGA/BfArM (Kommission D). Urtica dioica. Bundesanzeiger 199a, (1989).
6. Kalbermatten, R. & Kalbermatten, H. Pflanzliche Urtinkturen. (AT Verlag, Aarau, Schweiz, 2014).
7. Kalbermatten, R. Wesen und Signatur der Heilpflanzen. (AT Verlag, Aarau, Schweiz, 2016).
R. & H. Kalbermatten — «Psyche des Menschen und Signatur der Heilpflanzen»
Fraîchement récoltées, triées à la main, broyées à température ambiante et mûries pendant des années. Pas de chauffage, pas de pression — toute la force vitale de la plante, préservée.
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